Verdon – 2 grandes voies et objectif 7a
Retour sur un stage de 4 jours dans le Verdon avec Etienne. Il m’a contacté avec plusieurs objectifs en tête : grimper en grande voie équipée dans un niveau challengeant (environ 6c), et enchaîner son premier 7a en couenne.
Nous avons donc commencé par une journée de couenne au Pas d’Issane, afin que je puisse évaluer son niveau pour les grandes voies des jours suivants, et commencer l’objectif 7a.
Grande voie 1 : Rêve de fer (100m, TD+, 6b+ max)
On a convenu de commencer par une grande voie relativement courte mais qui plonge directement dans l’ambiance des gorges : Rêve de fer, au secteur Fenrir, l’un des plus gazeux des gorges du Verdon.
Les rappels nous plongent directement dans cette ambiance exceptionnelle.
L’escalade se déroule sur un superbe rocher à trous, caractéristique du Verdon, et particulièrement de cette paroi, l’Escalès. Les cotations, le style de grimpe et l’équipement sont exigeants : prévoir un peu de marge dans le niveau pour se faire plaisir.
Ce secteur est notamment mis en avant par Patrick Edlinger dans le film La vie au bout des doigts, lorsqu’il grimpe la voie « L’ange en décomposition », voisine de « Rêve de fer ».

Sur demande d’Etienne, avons profité du temps qu’il nous restait pour réviser les manips de remontée sur corde, en se mettant dans une ambiance réaliste, à 300m du sol !

Grande voie 2 : Pincée de ketchup (280m, TD, 6c max)
En deuxième grande voie, nous avons choisi un itinéraire plus long, mais de difficulté technique légèrement inférieure à la précédente. Pincée de Ketchup est une voie relativement récente (2016), avec un équipement plus « moderne » que Rêve de fer : les points sont plus rapprochés.
Située au secteur Vernis, à la sortie des gorges du Verdon, la vue est à couper le souffle à la fois pendant l’ascension, avec un Verdon couleur turquoise, mais aussi une fois au sommet lorsqu’on aperçoit le lac de Sainte-Croix de l’autre côté.
Le rocher est exceptionnellement sculpté, l’itinéraire est astucieux et permet de grimper cette paroi raide dans un niveau homogène en 6b, avec seulement une longueur plus dure en 6c. L’escalade y est variée, entre dalle, ressauts physiques, dièdre…

Objectif 7a : atteint !
Nous avons terminé le séjour par une journée de couenne au secteur du Lycée, dans le vallon de Mainmorte.
Ce secteur propose une surprenante variété de difficultés, allant de l’initiation jusqu’au 8b.
J’ai proposé à Etienne de travailler le 7a classique du secteur, « La souris schizo », une voie variée avec une première section déversante puis des difficultés en dalle.
Après deux montées de calage et d’optimisation, Etienne finira par enchainer son premier 7a au 3ème essai, et avec de la marge. Bravo !



